BASE DE DONNÉES QUÉBÉCOISE D'INVENTAIRE DU CYCLE DE VIE
BD-ICV

Exemples d'utilisation de la BD-ICV québécoise

Cliquer sur les exemples ci-dessous pour avoir plus de détails.

 

 

  • Aide à une décision corporative - utilisation interne - diagnostic initial

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    Georges est le responsable environnement d’une entreprise manufacturière soucieuse des impacts environnementaux de ses produits ou désireuse de réduire les inefficacités du cycle de vie de ses produits. Il est mandaté par la direction pour fournir un diagnostic initial sur les impacts du cycle de vie des activités et produits de l’entreprise. Dans un premier temps, il peut établir rapidement ce portrait environnemental en utilisant le modèle Open IO-Canada en identifiant :

    1. Les achats de l’entreprise, alloués aux différents produits que fabrique l’entreprise;
    2. Les entrants lors de la phase d’utilisation des produits, le cas échéant (p.ex. produit qui consomme de l’énergie).

    Il peut ainsi identifier les produits et les étapes à l’origine des impacts les plus importants. Par exemple, entrant A pour le produit X, consommation d’énergie sur site pour le produit Y et phase d’utilisation pour le produit Z. Cette information permettra à l’entreprise d’entreprendre des actions concrètes, telles que :

    • Prioriser les produits pour lesquels l’entreprise devrait améliorer la performance environnementale du cycle de vie.
    • Identifier les achats de l’entreprise qui devraient prioritairement faire l’objet d’une démarche d’achat responsable.

    Le portrait environnemental basé sur le modèle Open IO-Canada permettra à l’entreprise de ne pas investir dans des études plus détaillées pour des produits ou achats environnementalement non significatifs.

  • Empreinte carbone pour un accès à un marché

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    Johanne est dirigeante d’une PME qui produit des planches de lamellé-collé. Elle désire commencer à exporter ses produits en Europe. Or, depuis l’annonce par la Commission européenne en avril 2013 du lancement du « Single market for green product », les entreprises sont fortement incitées à utiliser une méthode unifiée de calcul et de communication de l’empreinte environnementale des produits. Celui-ci constitue une pierre angulaire des politiques industrielles et économiques de la feuille de route européenne « Roadmap to a Resource Efficient Europe ». Le calcul de l’empreinte carbone de son produit permettra donc à Johanne d’être en adéquation avec les exigences des marchés européens visés et d’en valoriser les performances environnementales. La base de données fournit précisément les informations nécessaires pour ce type de calcul. Johanne a deux options :

    1. Elle peut travailler avec un consultant en ACV, qui aura forcément accès aux jeux de données québécois dans ses outils logiciels, puisque ceux-ci sont intégrés dans la base de données ecoinvent (utilisée dans tous les grands logiciels ACV). Le consultant peut donc calculer une empreinte carbone qui tient compte de l’avantage carbone que confère l’hydroélectricité. Le consultant pourra également, si nécessaire, réaliser des adaptations « québécoises » supplémentaires, au-delà de ce qui a été fait au cours du projet.

    2. Elle peut aussi faire réaliser le projet à l’interne pour une fraction du coût, en utilisant un chiffrier. Cela implique nécessairement l’utilisation de jeux de données agrégés (berceau-à-la-porte) qui peuvent être obtenus sur le site de la BD-ICV québécoise pour les jeux de données appartenant au CIRAIG ou sur le site ecoQuery du Centre ecoinvent. Bien que la capacité d’adapter le cycle de vie soit moins importante quand on utilise des données agrégées, l’avantage de l’hydroélectricité sera bien représenté dans la mesure où des jeux de données québécois sont disponibles pour les principaux entrants du produit.

    La BD-ICV permet donc à l’entreprise de Johanne d’accéder à un marché plus facilement et à un plus faible coût.

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  • ACV pour accès à un appel d'offre

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    Jean est directeur des opérations dans une entreprise québécoise qui fabrique des portes de train. Un des gros clients de l’entreprise soumissionne sur un important projet de développement du transport ferroviaire de passagers dans une ville européenne. Dans son appel d’offres, la ville indique que la performance environnementale des solutions proposées sera considérée dans le choix du soumissionnaire et précise que l’évaluation des impacts du cycle de vie doit être faite selon des Product Category Rules (ou PCRs, série de règles pour réaliser une ACV dans un secteur donné).

    Le client demande donc à l’entreprise de Jean de réaliser une ACV de sa porte de train. Il comparera ce résultat à celui d’autres fournisseurs potentiels et, si les services de l’entreprise de Jean sont retenus, il les agrégera aux impacts des autres composantes du train afin de fournir un bilan global du train proposé. Pour réaliser l’ACV de sa porte, l’entreprise de Jean doit nécessairement accéder à des jeux de données ICV. La BD-ICV québécoise permet dans un premier temps de mettre de l’avant la faible empreinte environnementale de l’électricité utilisée sur le site de l’entreprise, soit pour l’usinage et l’assemblage des portes. Qui plus est, elle permet d’identifier que l’aluminium du Québec est environnementalement très préférable à l’aluminium acheté d’une entreprise américaine. En établissant un contrat d’approvisionnement directement avec un fournisseur d’aluminium québécois, les impacts du cycle de vie de la porte diminuent encore, augmentant les chances de l’entreprise d’obtenir le contrat de portes ainsi que les chances de son client d’obtenir le contrat de train.

    Comme dans le cas de l’empreinte carbone pour accès à un marché, les jeux de données peuvent être obtenus via un logiciel d’ACV ou à la pièce pour utilisation dans un chiffrier.

  • Communication de son empreinte carbone

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    Marco est en charge de la promotion des valeurs environnementales de son entreprise de production de légumes de serre auprès du grand public. Alors que l’engagement de l’entreprise à ce sujet est assez bien reconnu, les exigences grandissantes du public en termes d’informations fiables et crédibles font en sorte que les arguments qualitatifs utilisés par le passé ne sont plus suffisants. Marco décide de se tourner vers l’ACV pour obtenir de l’information chiffrée et pertinente pour nourrir sa campagne de communication. Vu le contexte d’une communication à l’externe des résultats, Marco décide de faire appel à un consultant spécialisé en ACV, qui aura accès à l’entièreté de la base de données ecoinvent incluant les nouveaux jeux de données québécois.

    Marco pourra ainsi mettre des valeurs sur la faible empreinte carbone des serres de son entreprise qui a fait le choix de l’électricité pour les alimenter. Il pourra pousser plus loin et quantifier le bénéfice environnemental associé à plusieurs de leurs bonnes pratiques, telle la réduction de la perte en légumes grâce au partenariat avec la soupe populaire ou encore le soutien à la mobilité active et au covoiturage au lieu de l’auto-solo pour les employés. Ces déclarations quantitatives et vérifiables augmentent la crédibilité de l’entreprise aux yeux des consommateurs, ce qui se traduit en une fidélisation de sa clientèle et une augmentation de son chiffre d’affaires. La communication des résultats de l’ACV devra se faire en collaboration avec ceux qui ont réalisé l’analyse afin de s’assurer d’une bonne interprétation et utilisation des résultats.

  • Développement d'un outil d'aide à la décision

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    Simon est un jeune programmeur qui désire fournir un outil d’aide à la décision pour les architectes. Concrètement, il désire créer un outil qui permet de lire les bilans de matériaux associés à un modèle de bâtiment, tels que contenus dans un « Building Information Model », et de calculer les impacts environnementaux du bâtiment. Pour ce faire, il doit associer un impact environnemental à chacun des matériaux susceptibles de se retrouver dans un bâtiment. Cet impact est fourni directement par la BD-ICV, qui peut aussi, pour plusieurs matériaux de construction, fournir des impacts spécifiques aux produits québécois. Pour ce genre d’outil, Simon peut acheter une version spéciale de la BD, directement via le Centre ecoinvent. Les coûts dépendent de plusieurs facteurs, incluant l’étendue du déploiement de l’outil et le niveau de résolution recherché. L’outil de Simon permettra aux architectes d’intégrer des notions de performance environnementale de bâtiment plus facilement et à moindre coup que s’ils devaient faire affaire avec des consultants spécialisés.

  • Benchmarking de son entreprise

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    Marie est responsable du développement durable de son entreprise qui œuvre dans le secteur de la production de yogourt. Ayant participé à la création du profil environnemental du yogourt québécois, dans le cadre du projet de BD-ICV québécoise, elle connait non seulement les impacts du yogourt moyen, mais aussi ceux du yogourt de son entreprise. Elle peut donc utiliser cette information pour élaborer des cibles concrètes de réduction des impacts, afin de devenir chef de file de son secteur au Québec. Ses impacts initiaux ayant été mesurés, elle sera donc aussi capable d’évaluer les progrès réalisés et, éventuellement, de les communiquer dans les rapports annuels de l’entreprise ou même directement aux consommateurs. Les données permettant un étalonnage et la détermination de cibles lui auront été fournies lors du projet, en guise de remerciement pour sa participation. Pour calculer les réductions d’impacts environnementaux, d’un point de vue « cycle de vie », elle devra utiliser des jeux de données de la BD-ICV, auxquels elle pourra accéder soit via un logiciel ACV ou, à la pièce, via ecoQuery. Elle pourra aussi facilement agencer ces données cycle de vie dans un chiffrier afin de produire un « calculateur », permettant de recalculer les impacts environnementaux de ses produits chaque année.

  • Écoconception

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    Mustafa est ingénieur dans une jeune entreprise de vélos électriques. Il travaille avec l’équipe de conception. L’ACV sert de moyen pour évaluer les impacts environnementaux des solutions techniques et des modèles proposés par l’équipe de conception. Fort en informatique, Mustafa a directement intégré les résultats « berceau-à-la-porte » contenus dans la BD-ICV au sein du logiciel de conception utilisé par l’entreprise. Ces évaluations permettent aux concepteurs d’écarter rapidement les solutions qui sont néfastes pour l’environnement et de prioriser leurs efforts en recherche et développement, évitant par le fait même d’investir temps et argent dans une solution qui s’avèrerait non pertinente.

  • Achats responsables+

    Marjolaine est directrice des achats dans une entreprise de service. L’entreprise ne fournissant aucun produit tangible, la très grande majorité de ses impacts environnementaux découlent de ses achats. La direction a donc mandaté Marjolaine pour mettre sur pied une politique d’achats responsables. Marjolaine a procédé de la façon suivante :

    • Elle a initialement estimé les impacts environnementaux de tous les achats de l’entreprise, par catégorie de produits, en utilisant le modèle Open IO-Canada, et a donc pu identifier quels achats contribuent potentiellement le plus fortement aux impacts environnementaux sur le cycle de vie de l’entreprise.

    • Elle a ensuite mandaté une firme de consultants en ACV pour dresser un portrait plus précis des impacts environnementaux potentiels des produits les plus vendus, et pour identifier les caractéristiques les plus problématiques de ces produits (p.ex. distance du fournisseur, poids, contenu en recyclé, etc.). Les consultants, ayant accès à des logiciels ACV, ont normalement accès à la BD-ICV ecoinvent et à l’ensemble des jeux de données québécois.

    • Elle a utilisé cette information pour élaborer une grille d’évaluation lui permettant de comparer ses fournisseurs potentiels (« scorecard »).

    Cette approche structurée, permise par l’utilisation conjointe du modèle Open IO-Canada et de l’ACV, permet à l’entreprise de Marjolaine d’économiser sur la mise en œuvre de leur politique d’achat responsable tout en s’assurant de mettre les efforts sur les bons types d’achats.

  • Évaluation des impacts d'une politique ou décision gouvernementale+

    Le gouvernement du Québec souhaite déposer une loi sur le soutien aux éoliennes. Avant de le faire, il voudrait comprendre les conséquences environnementales du cycle de vie de cette loi. Il fait donc appel à un centre de recherche en ACV qui utilisera un logiciel ACV et une expertise de pointe. Comme la politique porte sur une décision qui entraînera des changements significatifs dans le domaine de la production d’électricité, l’analyse du cycle de vie doit être du type « conséquentiel », c’est-à-dire intégrer des données et modèles économiques qui permettent d’estimer les conséquences de la politique (plutôt qu’un simple portrait des impacts du cycle de vie de la production d’électricité au jour d’aujourd’hui). La base de données ecoinvent, dans laquelle les jeux de données québécois sont intégrés, est la seule base de données ICV qui permette de faire de l’ACV conséquentielle de façon cohérente (c’est-à-dire pas uniquement dans l’avant-plan du système). Contenant en plus des jeux de données de très haute qualité sur la production d’électricité au Québec et dans les régions où l’électricité est exportée, la BD-ICV permettra de modéliser assez justement les impacts environnementaux de la politique.

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